
Les Projets...
24 août - La construction bat son plein!
Depuis début juillet, la construction du bâtiment principal de notre école a bel et bien démarré (cf "photos"), ouf! Pour cela, l'équipe locale de maçons est supervisée par un ingénieur d’ECOSUR, d'une petite ONG suisso-latino arrivée dans la région suite au séisme et spécialisée dans la construction anti-sismique. Voici donc les premiers rapports réalisés par ces professionnels concernant les premières semaines de construction:
22 mars 2010 – notre travail suite au séisme
24 août - La construction bat son plein!
Depuis début juillet, la construction du bâtiment principal de notre école a bel et bien démarré (cf "photos"), ouf! Pour cela, l'équipe locale de maçons est supervisée par un ingénieur d’ECOSUR, d'une petite ONG suisso-latino arrivée dans la région suite au séisme et spécialisée dans la construction anti-sismique. Voici donc les premiers rapports réalisés par ces professionnels concernant les premières semaines de construction:
22 mars 2010 – notre travail suite au séisme
Suite au tremblement de terre du 12 janvier, le traumatisme a été généralisé en Haïti et de très nombreuses familles de Port-au-Prince se sont réfugiées en Province, et les écoles ont dû faire face à de nouveaux défis. Avec Lorson et Esdras (les directeurs de mon école), nous nous sommes donc organisés pour :- Remobiliser les directeurs d’école de la zone à reprendre l’école dans les meilleures conditions possibles ;- Organiser des journées de formation pour les enseignants de la région, leur donnant des pistes pédagogiques, psychologiques et scientifiques pour les aider à reprendre l’école, animer des activités pertinentes avec les enfants, leur expliquer ce qu’est un séisme, etc.- Accueillir 30 enfants supplémentaires à l’école Dabalor ;- Accueillir 4 étudiantes supplémentaires à l’école Normale ;- Créer une école secondaire alternative pour les jeunes rentrés de Port-au-Prince ;- Intensifier les liens entre les acteurs de l’éducation de la région : plus de réunions, plus de formations (en sachant que la majorité des enseignants n’ont jamais reçu aucune formation, même initiale)…Pour cela, nous travaillons d’arrache-pied pour accélérer le processus de construction de notre école, car il nous est impossible de poursuivre nos activités dans le bâtiment actuel. Les nouveaux plan anti-sismiques sont en train d’être faits, et le démarrage du chantier est planifié, malgré le manque d’argent pour achever la construction. D’autre part, nous avions constitué un compte « urgence tremblement de terre » afin de mener des petites actions à notre niveau pour ceux qui en auraient besoin. Voici ce qui a été démarré à ce jour :
- Nous avons déjà apporté un soutien à 200 familles de notre région qui ont dû accueillir de nombreuses personnes réfugiées de Port-au-Prince, dans le but qu’elles puissent acheter de la nourriture pour tous.
- Lors de nos voyages à Port-au-Prince, nous avons à chaque fois acheté de grosses quantités d’eau, de riz et de légumes à distribuer dans le quartier de Lorson et Esdras, totalement dévasté et où aucune aide n’a encore été apportée.
- Nous avons pu permettre à un ami de Port-au-Prince vivant sans aucun abri sur une place publique, de construire une petite maison de tôle pour lui et son entourage proche.
- D’autre part, nous avons ouvert une école secondaire alternative pour les jeunes rentrés de Port-au-Prince, afin de leur offrir un enseignement de qualité sans saturer les autres écoles de la région, surpeuplées et rencontrant tant de problèmes à tous les niveaux. Le fonds « tremblement de terre » nous a permis de couvrir quelques premiers frais de démarrage et les premiers salaires des enseignants, également sinistrés de Port-au-Prince
- Une de nos étudiantes a eu sa maison fortement endommagée. Grâce à notre aide, elle a pu acheter tout le matériel pour les réparations, qui sont en train d’être faites. 10 janvier 2010 : Onex-Parc – Dabalor, ça marche !
Depuis quelque temps, la correspondance entre l’école d’Onex-Parc (mon ancienne école en Suisse) et l’école Dabalor a pris une jolie vitesse ! Après un premier échange de correspondance, nous avons reçu durant ces vacances une magnifique exposition sur la Suisse réalisée par nos « petits amis » (comme on dit ici !). Nous avons pu l’afficher à la rentrée de janvier (malgré des problèmes techniques d’espace, de mur sur lesquels on ne peut rien scotcher, de pluie qui tombait depuis le plafond…) et c’est avec des étoiles dans les yeux que les enfants (et les enseignants !!!) de Dabalor ont découvert ces dessins, textes, photos, cartes géographiques, interviews, films, etc, leur étant directement destinés.
Et là, incroyable mais vrai : une école au beau milieu de l’Artibonite Haïtien (en pleine campagne, quoi !) qui part dans une démarche de « pédagogie de projet », en enlevant les panneaux de bois séparant leurs classes, en abandonnant tous leurs horaires, en mélangeant leurs élèves et leurs enseignants… pour créer en deux jours une exposition sur Haïti ! Merci aux directeurs pour ce courage d’innovation et de prise de risque, bravo aux enseignants pour leur adaptation rapide et efficace, coup de chapeau aux enfants pour leur motivation, leurs productions et leur patience (ben ouais, on n’était quand même pas au top concernant notre organisation et il y a quand même eu deux-trois moments de flou artistique… Mais c’est beau l’art, et c’est comme ça qu’on apprend tous !).
On se réjouit de la suite des aventures, avec un nouveau chapitre de correspondance (par classe, cette fois) qui va démarrer !
- Nous avons déjà apporté un soutien à 200 familles de notre région qui ont dû accueillir de nombreuses personnes réfugiées de Port-au-Prince, dans le but qu’elles puissent acheter de la nourriture pour tous.
- Lors de nos voyages à Port-au-Prince, nous avons à chaque fois acheté de grosses quantités d’eau, de riz et de légumes à distribuer dans le quartier de Lorson et Esdras, totalement dévasté et où aucune aide n’a encore été apportée.
- Nous avons pu permettre à un ami de Port-au-Prince vivant sans aucun abri sur une place publique, de construire une petite maison de tôle pour lui et son entourage proche.
- D’autre part, nous avons ouvert une école secondaire alternative pour les jeunes rentrés de Port-au-Prince, afin de leur offrir un enseignement de qualité sans saturer les autres écoles de la région, surpeuplées et rencontrant tant de problèmes à tous les niveaux. Le fonds « tremblement de terre » nous a permis de couvrir quelques premiers frais de démarrage et les premiers salaires des enseignants, également sinistrés de Port-au-Prince
- Une de nos étudiantes a eu sa maison fortement endommagée. Grâce à notre aide, elle a pu acheter tout le matériel pour les réparations, qui sont en train d’être faites. 10 janvier 2010 : Onex-Parc – Dabalor, ça marche !
Depuis quelque temps, la correspondance entre l’école d’Onex-Parc (mon ancienne école en Suisse) et l’école Dabalor a pris une jolie vitesse ! Après un premier échange de correspondance, nous avons reçu durant ces vacances une magnifique exposition sur
Et là, incroyable mais vrai : une école au beau milieu de l’Artibonite Haïtien (en pleine campagne, quoi !) qui part dans une démarche de « pédagogie de projet », en enlevant les panneaux de bois séparant leurs classes, en abandonnant tous leurs horaires, en mélangeant leurs élèves et leurs enseignants… pour créer en deux jours une exposition sur Haïti ! Merci aux directeurs pour ce courage d’innovation et de prise de risque, bravo aux enseignants pour leur adaptation rapide et efficace, coup de chapeau aux enfants pour leur motivation, leurs productions et leur patience (ben ouais, on n’était quand même pas au top concernant notre organisation et il y a quand même eu deux-trois moments de flou artistique… Mais c’est beau l’art, et c’est comme ça qu’on apprend tous !).
On se réjouit de la suite des aventures, avec un nouveau chapitre de correspondance (par classe, cette fois) qui va démarrer !
20 novembre 2009: visites d'écoles
La semaine prochaine se terminera la première période d'enseignement pour les étudiants de l'Ecole Normale, avec les premiers examens. A cette occasion, j'ai tenté de faire le bilan de tous mes questionnements concernant le bien-fondé et la pertinence de ce que je tente d'apporter aux étudiants concernant l'enseignement du français. J'ai réalisé que certaines activités proposées ne sont PAS réalisables ici, par manque de matériel, d'espace, par surcharge d'élèves, et que de nouvelles solutions sont vraiment à trouver et à inventer. De nombreux étudiants enseignent déjà dans des écoles le matin et, par exemple, la majorité d'entre eux ne peut pas même utiliser une seule feuille de papier (ou photocopie) à distribuer aux élèves pour une séquence d'apprentissage. Ils doivent concevoir leur enseignement exclusivement avec les livres et cahiers que les enfants ont dû acheter en début d'année... Ou du matériel qu'ils doivent payer eux-mêmes de leur poche, avec leur salaire misérable... Voilà donc ce que nous avons convenu avec les étudiants: dès la semaine prochaine, je vais me rendre dans leurs écoles durant une journée chacun, afin que je m'imprégne réellement de leurs réalités de l'intérieur, afin de pouvoir chercher ENSEMBLE des solutions sur la base de situations vécues en commun, et afin que je puisse éventuellement leur proposer des régulations et conseils individualisés sur la base de mes observations dans leur contexte de travail.C'est tout un programme... et de nouveaux défis qui s'offrent à nous tous, bâtisseurs d'éducation et d'humanité!
Octobre 2009: Arrivée de Céline à L'ENL!
Concernant nos projets, rien de nouveau par rapport à tout ce qui est explicité ci-dessous! A suivre...La correspondance Onex-Parc - Dabalor a démarré! Les élèves haïtiens viennent de recevoir les lettres que les enfants suisses avaient préparé avant mon départ! Je les sens heureux, enthousiastes, touchés et curieux... Les plus petits ne se rendent peut-être pas encore compte de ce qu'il s'agit exactement. Dès la semaine prochaine, les premières réponses vont se créer!
Septembre 2009: Céline rejoint l'ENL...
Eh oui, bientôt aura lieu mon grand départ: je vais aller vivre et travailler à Liancourt!L'objectif principal de ma venue sera d'appuyer l’ENL pour l’enseignement aux étudiants futurs enseignants (principalement le français, la musique, l'informatique). Ainsi, l’équipe de professeurs actuels (Lorson et Esdras, qui se partagent l'enseignement à trois volées d'étudiants...) sera déchargée et pourra se concentrer sur les projets de suite: augmenter la capacité d’accueil de l’ENL, concevoir des moyens de s'autofinancer au mieux, etc. Nous avons également comme objectif d'ouvrir au grand public des cours informatiques, dans le cadre d'une éventuelle ouverture d'un cybercafé dans un local de l'école.Bien sûr, j'aurai aussi une tâche d’appui institutionnel, surtout concernant la récolte de fonds: une école doit être urgemment construite car les locaux utilisés actuellement sont non seulement trop petits, mais leurs propriétaires souhaitent également les récupérer.Finalement, ma venue sera l'occasion pour nous tous de partager et de nous enrichir mutuellement sur le plan pédagogique. Ma présence à l'école primaire Dabalor (les enfants sont là le matin, alors que les étudiants viennent l'après-midi) sera l'occasion de concevoir des projets communs innovants. Une correspondance et une collaboration avec l'école primaire d'Onex-Parc est en préparation!Cet été, Lorson, Esdras et moi-même avons eu la chance de participer aux Rencontres Internationale d'Education Nouvelle. Voici l'article que nous avons fait paraître ensemble au sujet de notre collaboration.Pour info, voici le powerpoint présenté à ma soirée d'au revoir, qui résume bien toutes les données du projet!